11 personas buscadas por INTERPOL


sábado, 13 de octubre de 2012

Les forces spéciales françaises vont renforcer leurs effectifs au Sahel


Depuis maintenant quelques années, les forces spéciales françaises sonr présentes au Sahel, que ce soit pour des tâches de formation au profit d’armées locales, comme cela a été le cas en Mauritanie, des missions de renseignement, ou encore des interventions lors de prises d’otage concernant des ressortissants français (3 en deux ans).

Et d’ailleurs, avec l’influence grandissante de groupes jihadistes dans cette région, où ces derniers menacent les intérêts français – comme par exemple les mines d’uranium exploitées par Areva au Niger – l’on ne peut pas être surpris par le déploiement d’éléments du Commandement des Opérations Spéciales (COS) au Sahel.

Mais ce que l’on ignorait, c’était l’ampleur des moyens engagés. Selon le Figaro, une centaine de militaires français des forces spéciales y seraient actuellement présents et leurs effectifs pourraient être prochainement renforcés par des commandos marine.

Leur mission, avance le quotidien, est de former quelques centaines d’hommes de l’armée malienne pour reconquérir l’Azawad, la région qui couvre le Nord-Mali, passée sous le contrôle d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), le mouvement Ansar Dine et les jihadistes du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest).

Le dispositif français est complété par des avions de patrouille maritime Atlantique 2 qui sillonnent les vastes étendues désertiques avec leurs moyens de recueil de renseignements ainsi que par “système de surveillance” basé au Niger.

Dans cette affaire, Paris n’entend pas jouer les premiers rôles et préfére laisser l’initiative aux pays africains concernés, notamment ceux de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), qui peinent d’ailleurs à mettre sur pied une force militaire appelée à être déployée au Mali.
“Il faut maintenant que les forces africaines s’organisent, déterminent une feuille de route, le fassent en collaboration avec les autorités françaises et nous appuierons logistiquement cette démarche” a expliqué, la semaine passée, Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense.

Cela étant, la France, qui compte 6 otages aux mains d’AQMI dans la région, n’est pas la seule à être impliquée indirectement dans les préparatifs visant à la reconquête du Nord-Mali. Le Royaume-Uni y est également engagé et la coopération franco-britannique serait “excellente” affirme Le Figaro. L’Allemagne et la Pologne devraient fournir des moyens en matière de renseignement. De même que les Etats-Unis, qui ont installé dans la région plusieurs bases discrètes pour y surveiller les activités des groupes jihadistes, dans le cadre de l’opération Creek Sand.

Quoi qu’il en soit, la situation dans l’Azawad, qui sera évoquée cette semaine aux Nations unies, à New York, est un dossier urgent. Toujours d’après le Figaro, qui cite des sources sécuritaires françaises, la région est en train de devenir une nouvelle filière pour le recrutement de jihadistes europées.

“Depuis quelques mois, des islamistes quittent la France ou d’autres pays européens pour rejoindre le nord du Mali, une région où est appliquée la charia, pour défendre la terre d’islam” a confié l’une d’elles au quotidien. Et c’est lorsqu’ils reviennent du “Malistan” qu’ils sont susceptibles d’être dangereux. “Le but est de ne pas les laisser trop longtemps dans la nature, pour éviter une nouvelle affaire Merah. Mais il est très difficile de leur mettre la main dessus car ils jouent de la porosité des frontières dans la région et reviennent souvent par le Sénégal” a-t-elle précisé.

http://www.opex360.com/2012/09/24/les-forces-speciales-francaises-vont-renforcer-leurs-effectifs-au-sahel/